Grenoble Ecole de management et l’EM Lyon s’allient pour « bâtir une faculté de niveau mondial »

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Grenoble Ecole de management et l’EM Lyon s’allient pour « bâtir une faculté de niveau mondial »

S’il n’est pas question de fusion pour l’instant, ces deux écoles de commerce réputées entendent se préparer ensemble à l’enseignement en ligne et mutualiser l’investissement.

Le Monde | 31.03.2016 à 17h03 • Mis à jour le 11.04.2016 à 10h46 | Par Martine Jacot

Un léger vent de panique soufflerait-il au sein des écoles de commerce françaises face aux bouleversements en cours et surtout à venir dans l’enseignement supérieur ? « Si Google s’allie à Stanford, autrement dit si la puissance de la donnée s’allie avec la certification crédible, nous [les écoles de commerce] sommes morts ! », s’est exclamé, mardi 29 mars, Bernard Belletante, directeur général de l’école de gestion EM Lyon. Le même jour, l’américain Coursera, pionnier des cours en ligne ouverts et massifs (CLOM, ou MOOC en anglais), annonçait le lancement d’un master cybernétique en science de la donnée, en partenariat avec l’université de l’Illinois. « Que va-t-on faire avec nos locaux, nos concours et nos visas ? Il faut se préparer à ce que nos étudiants soient diplômés sans être jamais venus dans nos classes », a poursuivi M. Belletante. Son collègue Loïck Roche, directeur de l’école de commerce Grenoble EM (GEM), a tempéré : « Les étudiants français sont encore très attachés à la salle de cours, quitte à ne pas y venir. »

Les deux dirigeants étaient venus à Paris annoncer une « alliance » — sans évoquer de fusion pour le moment — de leurs deux établissements à partir de septembre, en suivant un échéancier étalé sur plusieurs années. Pourquoi s’allier exactement ? « Il faut changer de levier, avoir davantage de moyens pour affronter les défis de demain et investir lourdement », dans le numérique notamment, a répondu M. Roche. « Notre ambition est d’être le premier centre de recherche et de publication français dans les sciences de gestion, d’ici trois à cinq ans », a ajouté M. Belletante. Leur communiqué commun évoque la volonté de « bâtir une faculté de niveau mondial ».

Des activités complémentaires

Chacune des écoles a obtenu la « triple couronne », à savoir l’accréditation américaine AACSB et les deux européennes, AMBA et Equis. Mais l’école grenobloise, la plus récente (née en 1984), figure en meilleure place (20e) dans le dernier classement international des masters en management du Financial Times que son aînée lyonnaise, fondée en 1872, qui s’y classe 30e. Si elles fusionnaient, elles réuniraient un peu plus de 9 000 étudiants (dont environ un tiers pour Lyon) et un budget opérationnel hors investissement de 120 millions d’euros, « au même niveau que celui de HEC Paris », affirment leurs dirigeants.

A première vue, leurs activités se complètent. GEM, qui possède douze centres de formation à l’étranger, est en pointe dans le management de la technologie, de l’innovation et de l’entreprenariat. L’EM Lyon, qui projette d’ajouter à ses campus de Shanghaï et de Casablanca un troisième en vue à San Francisco, propose un double diplôme européen et des spécialisations dans le luxe, l’hôtellerie, la finance et le sport. Ayant plus à faire pour s’adapter au numérique, elle a conclu un important partenariat l’an passé avec IBM. « Modifier l’existant pour l’adapter au numérique coûte 10 millions d’euros, dont cinq actuellement investis dans les espaces de coworking », a indiqué M. Belletante. Son école, qui a accusé des pertes de 51 millions d’euros en 2014, a rétabli ses bénéfices en 2015, année de son arrivée à la direction, a-t-il assuré.

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